La société du trop-sens,

L’homme s’est retrouvé seul dans un monde absurde.

Kafka a décrit cette situation absurde:

« Ils ont eu le choix entre devenir rois ou les messagers des rois. A la manière des enfants, ils voulaient tous être messagers. C’est pourquoi il n’y a que des messagers. Ils galopent à travers le monde en se criant les uns aux autres des messages qui n’ont pas de sens, puisqu’il n’y a pas de rois. Ils aimeraient bien mettre fin à leur misérable existence, mais ils n’osent pas parce qu’ils ont prêté serment ».



Aujourd’hui, il semble qu’on ait pris la mesure de l’absurdité du monde. Enfin, pas vraiment, mais, on fait comme si. Ou alors on n’y pense pas. C’est peut-être ça: on n’a pas le temps de penser, non?

Enfin, disons, après avoir fait plus ou moins notre deuil du sens, on s’est lancés, comme des philosophes de l’Antiquité qui auraient lu Roger-Pol Droit sur leur iPad, dans une recherche du sens, mais sans transcendance.

C’est-à dire que l’on s’est mis à faire de petites expériences, des exercices spirituels, ou pas (comme, par exemple, utiliser le pouvoir des nombres pour transformer sa vie). On peut représenter ça dans le troisième schéma:



Bien sûr, cette quête du sens ne nous fait pas regarder bien haut. Et elle est erratique. Mais, c’est comme ça.

Et, forcément, on débouche vers le trop-sens. Une récupération du sens par notre culture matérialiste.

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